AKOUSMA

if then do
Martin Messier
Louis Dufort
Mercredi 12 mai à 20h
Contribution volontaire


AKOUSMA est fier de s’associer à DAÏMÕN pour vous présenter cette soirée consacrée au sonore.

Cette soirée vous transporte dans diverses sphères de la création qui ont toutes en commun le désir d’honorer vos oreilles. Ce qui ne veut pas dire que vos yeux resteront bredouilles puisque la performance avec traitement en direct de Martin Messier fait bel et bien appel au sens de la vue. C’est dans l’intensité et l’organicité des œuvres immersives de Louis Dufort que vos yeux se fermeront au plus grand bonheur de vos oreilles. La soirée s’ouvrira en beauté avec le travail méticuleux, granuleux, évolutif et très plastique du duo d’Ottawa If Then Do.

Discussion/atelier après-concert : les artistes sont présents pour répondre aux questions et parler de leurs dispositifs et de leur démarche au public.

*IF THEN DO*

Si… alors …faisons-le nous-mêmes. (If then do it ourselves.) Nous évitons d’utiliser des instruments MIDI, des préréglages EFX et des sons de synthèse préfabriqués dans le but (peut-être inconscient?) de développer un langage esthétique authentique. Nous utilisons beaucoup l’échantillonnage, en commençant par des enregistrements de terrain que nous projetons dans un « sandbox » pour traficoter les sons. Ensuite, jusqu’à un certain point, nous obtenons une piste évocatrice, un point de départ, qui nous mène à un autre son, et à un autre. Subséquemment, nous avons plusieurs sons complémentaires qui nous mènent à penser « structure! », parce que nous sommes passionnés par la composition et aimons cet ordre relatif à la musique. Mais nous aimons aussi le techno. Et la musique abstraite. Et quelque fois, nous devenons suspicieux du bienfait de mettre tout en ordre et voulons juste être libre. Et nous pensons : ne serait-ce pas merveilleux si nous pouvions les additionner complètement?

If then do présentera du nouveau matériel lors d’AKOUSMA.

Martin Messier est compositeur, performeur et vidéaste. Il a complété une formation au baccalauréat en composition électroacoustique à l’Université de Montréal ainsi qu’à De Montfort University en Angleterre. Sa curiosité envers les arts graphiques le mène rapidement à s’intéresser aux corrélations entre son et image et c’est ce même intérêt qui le pousse à aborder la musique électroacoustique sous plusieurs angles: performance, électronique live, installation, vidéo, musique pour la danse et le théâtre. L’esthétique de Martin, qui se fonde sur une sensibilité particulière pour le rythme, peut se définir comme un amalgame sonore complexe et décalé, dans un jeu de construction et déconstruction joyeusement étrange.

*NOTE L’HORLOGER*
L’horloger est une performance audio utilisant comme source sonore de vieux réveille-matin. Les cadrans sont manipulés au cours de la pièce, de façon minutieuse ou brutale, pour en faire émaner leurs qualités musicales. L’idée du souvenir, du présent, du cycle et donc du temps y est exploitée. L’horloger fait référence à l’espace du temps, à son élasticité et à son irréversibilité. Inéluctablement, le temps continue, même quand l’individu n’est plus!

Compositeur montréalais, Louis Dufort a d’abord développé son style par la voie de l’électroacoustique, puis s’est rapidement ouvert aux musiques mixte et multimédia. Il a collaboré entre autres avec la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), l’Ensemble contemporain de Montréal (ECM), l’Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ) et Chants libres. Ses créations lui ont valu plusieurs prix internationaux. Collaborateur régulier de la COMPAGNIE MARIE CHOUINARD depuis 1996, Louis Dufort siège sur les comités artistiques du festival Élektra et de la SMCQ, en plus d’enseigner au Conservatoire de musique de Montréal.

*NOTE MATÉRIO*
Cette pièce est la troisième d’un cycle de trois: Matério_*, Matério_** et Matério_***. Ce cycle explore la matière ‘du son’, dans une optique d’organicité du matériau sonore. Du point de vue de la musique, ces pièces explorent certes la notion du timbre mais aussi celle de l’harmonie, du rythme et du mouvement. La notion d’harmonie culmine dans la troisième pièce où des corps acoustiques instrumentaux sont livrés aux mêmes processus de transformation que la matière sonore, assurant à la fois dichotomie et symbiose (encore plus marquante dans la version 5.1).