Geert-Jan Hobijn

Résidence du 1 juin au 15 juillet 2017


DAÏMÔN est heureux d’accueillir l’artiste international Geert-Jan Hobijn. Originaire de Hollande, Geert-Jan est actif sur la scène des arts médiatiques depuis plus de 30 ans. L’utilisation d’objets détournés de leurs fonctions est comme une marque de fabrique de ses compositions sonores. Ses interventions et mises en œuvre visent à révéler le processus de leur réalisation. Depuis 2000, ses installations sonores sont généralement mises en place et performées dans des contextes industriels, naturels et dans l’espace urbain plutôt que dans des lieux dédiés à l’art. Au fil des ans, l’artiste a développé une oeuvre multidisciplinaire à portée éphémère et immatérielle, tout en puisant dans le présent et le concret. Il est également le directeur du label STAALPLAAT SOUNDSYSTEM, qu’il a fondé en 1982.

Durant sa résidence, Geert-Jan réalisera Plastic Souls, une sculpture sonore qui prendra place sur le ruisseau de la Brasserie dans le cadre du parcours sonore, INTERSTICES, du 12 juillet au 30 août 2017.

PLASTIC SOULS
Les âmes de plastique (Plastic Souls) proposent de sonifier les déchets trouvés sur les berges des cours d’eau. À la croisée du local et du global, cette œuvre sensibilise à la pollution qui ne connaît aucune frontière. Chaque installation de Plastic Souls est unique, en ce sens que l’artiste sollicite la participation des résidents du lieu où il se trouve en les invitant à travailler conjointement à la construction de l’œuvre. Lorsque les sculptures flottantes sont jetées à l’eau, elles s’activent grâce aux mouvements du vent et du courant. Les mouvements ondulatoires se traduisent en d’étranges et pénétrants chœurs sortis des flûtes en plastique du radeau sonore. L’idée poétique que le plastique a une âme laisse aussi entrevoir une réalité terrifiante : notre relation au plastique est vivante et tout à fait intime.

 

« Je ne veux pas faire d’oeuvre pour les musées. C’est la mort, ce qui va bien si vous êtes mort vous-même, mais ce n’est pas là que j’existe, et surtout pas le son – cela appartient à la société ».

Geert-Jan Hobijn