Karine Savard

Résidence de recherche-création
Du 10 avril au 5 mai 2017


Dans le cadre de ses recherches, Karine Savard étudie une archive composée de documents audiovisuels représentant le travail dans une filature de textile artificiel de Besançon en France, depuis sa mise en marche en 1892 jusqu’à sa fermeture définitive en 1982. Durant sa résidence, elle cherchera à concevoir des formes afin de relier l’histoire des technologies de l’image (du procédé au collodion à l’avènement du numérique) à celle des procédés et des méthodes du textile (de l’industrie chimique à la délocalisation et à la dématérialisation du travail). Les résultats de ses recherches seront présentés sous forme d’installations dans l’espace public durant le réaménagement prochain du site de l’ancienne usine en espace culturel et récréatif. Cette mutation d’un lieu dont le passé industriel est révolu fait écho à la transformation de l’espace La Filature de Gatineau, où est aménagé le centre de production en arts médiatiques Daïmôn.

 

 

Karine Savard conçoit des affiches de films depuis une dizaine d’années. Son travail d’affichiste a été récompensé à de nombreuses occasions aussi bien au niveau national qu’à l’international. Dans sa pratique en dehors de l’industrie cinématographique, elle s’approprie les mécanismes de présentation publicitaire afin de produire des interventions urbaines par lesquelles elle adresse des enjeux liés à la transformation du travail à l’ère post-industrielle. Elle s’intéresse particulièrement à la question du partage entre travail manuel et travail intellectuel, au concept de la division du travail et à sa reconnaissance dans le système capitaliste, ainsi qu’à l’intervention des jugements esthétiques. En plus de ses interventions furtives des dernières années, son travail a été présenté à la Galerie Leonard & Bina Ellen en 2016. Elle poursuit actuellement un doctorat en étude et pratique des arts à l’Université du Québec à Montréal et est récipiendaire d’une bourse du Fonds de recherche du Québec – Société et culture.