Pascale Théorêt-Groulx

Résidence – Soutien aux premières oeuvres
Du 27 février au 11 mars 2017


Depuis un certain temps,  Pascale Théorêt-Groulx recueille les sons qui traversent les murs, les planchers et les plafonds des espaces qu’elle fréquente. Ces sons diffus, filtrés par le bois, le métal et le gypse, acquièrent une texture sonore à la fois envoutante et inquiétante. Ces ondes qui transgressent les limites de nos espaces privés et publics nous rappellent notre besoin d’intimité mais également la nécessité de cohabiter. Parmi ces sons atteignant le micro, quelques-uns semblent nous révéler la nature de la situation qui les produit. Notre interprétation ne pouvant qu’être approximation, nous sommes ainsi laissés dans un brouillard sonore perpétuel.

Comme pour remédier à cette incertitude, l’artiste tentera, à la manière d’un bruiteur, de reproduire avec son corps certains sons qui se détachent de l’étendue indistincte de l’enregistrement. Ce geste à la fois naïf et stratégique rompt avec la passivité et l’aspect voyeurisme de la captation initiale. Il manifeste une tentative, quoi qu’indirecte et quelque peu absurde, de reconnecter avec l’autre et de reprendre le contrôle de son environnement.

 

 

La pratique de Pascale Théorêt-Groulx s’intéresse aux corrélations entre le corps en mouvement, les codes sociaux et la phénoménologie. À travers la vidéo, la performance et plus récemment le son elle examine les contradictions intrinsèques aux relations humaines et les schémas structurant nos interactions avec notre environnement.

Pascale Théorêt-Groulx détient un baccalauréat en art visuel avec mineure en bande dessinée de l’Université du Québec en Outaouais, ainsi qu’une maitrise en arts médiatiques de l’université Emily Carr à Vancouver. Elle a présenté son travail à Gatineau, à Montréal, à Vancouver ainsi qu’à Banff en Alberta. Elle vit et travaille à Montréal.